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Aliments ultra-transformés : deux nouvelles études pointent un risque pour la santé

Publié le : 10/07/2019

Durant ces deux dernières années, la disponibilité et la consommation des aliments ultra-transformés ont fortement augmenté dans plusieurs pays. Pourtant la majorité des recommandations nutritionnelles préconisent d’éviter leur consommation au profit  d’aliments pas ou peu transformés. Deux études récemment publiées ont évalué les effets de la forte consommation d’aliments ultra-transformés (>4 portions par jour) sur la santé et pointent respectivement un risque accru de maladies cardiovasculaires et de mortalité toutes causes confondues.  

 

Aliments ultra-transformés : de quoi s’agit-il ?

On appelle aliments ultra-transformés des produits ayant subi une série de procédés industriels de transformation. Ces aliments sont caractérisés par une faible densité nutritionnelle et une forte densité énergétique. Ils contiennent de nombreux ingrédients, notamment des additifs alimentaires, des protéines hydrolysées, des amidons modifiés et/ou des huiles hydrogénées. Le concept d’aliment ultra-transformé est issu de la classification NOVA, développée en 2009 par des scientifiques brésiliens (Monteiro CA et al.). Cette classification permet de répartir les aliments en quatre groupes selon leur degré de transformation : les aliments ultra-transformés représentent le 4ème groupe.

Quelques exemples des aliments ultra-transformés : sodas, pâtisseries, saucisses, plats prêts à réchauffer, soupe en poudre, etc.

Un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, identifié dans une étude française

La cohorte nationale NutriNet-Santé a étudié l’impact de la consommation d’aliments ultra-transformés sur un échantillon de 105 000 français (dont ~80% de femmes) de plus de 18 ans. Les participants ont renseigné leur consommation quotidienne en 3 300 aliments classés via le système NOVA selon leur degré de transformation. Pour une augmentation de 10% de la proportion de produits ultra-transformés dans l’alimentation, le risque de maladies cardiovasculaires observé s’élève de 12%, et plus particulièrement de 13% pour les maladies coronariennes et de 11% pour les AVC.

Un risque accru de mortalité, dans une cohorte espagnole

Une étude espagnole récente – la cohorte SUN- évalue, quant à elle, le lien entre la consommation d'aliments ultra-transformés et le risque de mortalité toutes causes confondues. Elle porte sur 19 899 espagnols âgés en moyenne de 38 ans. D’après ce travail, une consommation de plus de 4 portions de produits ultra-transformés par jour est associée à un risque accru de 62 % de mortalité toutes causes confondues par rapport à une consommation de moins de 2 portions par jour. De plus, ce risque augmente de 18% pour chaque portion journalière supplémentaire d'aliments ultra-transformés.

 

Que faire pour prévenir ces risques ?

A l’échelle individuelle :

  • Adopter une alimentation saine basée sur des produits bruts ou peu transformés (fruits et légumes, céréales, pain, pâtes, légumineuses, viande, poisson, œuf, fromage, huiles végétales, …)
  • Faire la part belle aux produits d’origine végétale : fruits & légumes, céréales complètes, légumineuses, oléagineux
  • Si possible préférer le fait-maison

A l’échelle sociétale, mise en place de politiques incitatives :

  • Décourager la consommation d’aliments ultra-transformés en taxant ces produits et en limitant leur commercialisation
  • Soutenir la production et la commercialisation d’aliments bruts ou peu transformés
  • Encourager leur consommation par la population (actions d’information et de promotion notamment)

Pour en savoir plus :

 

 

Source : Aprifel

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