N° 182 | janvier 2018

Janvier 2018 – En Bref…

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La Commission Européenne vient de lancer un portail dédié à la promotion de la santé et à la prévention des maladies non transmissibles

Ce site est un outil pour les acteurs de la santé et les personnes chargées de concevoir et mettre en oeuvre les politiques de santé. Pour chaque thème abordé, des informations courtes & factuelles basées sur l’état de la littérature sont présentées.

Dans la thématique «fruits et légumes (F&L), on y trouve des informations sur…

…leur valeur nutritive

La composition en macronutriments des F&L diffère même au sein du même fruit ou légume, la composition en fonction de nombreux facteurs, tels que le type de cultivar, les conditions de croissance composition du sol, climat, utilisation d’engrais..), les conditions de manutention, de distribution et de stockage après récolte, maturité du produit final.

… leur consommation et effets sur la santé

Selon les principales organisations de santé, l’apport en F&L est associé à une réduction du risque de maladies non transmissibles comme les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains types de cancer ainsi que l’amélioration de la santé osseuse et la réduction du risque de prise de poids.

… le niveau de leur consommation en Europe

En moyenne, plus d’un tiers des adultes de l’UE ne consomment aucun F&L tous les jours alors que 51,4% consomment entre 1 et 4 portions F&L par jour; seuls 14,1% des adultes de l’UE consomment 5 portions (équivalent à 400 g) de F&L par jour. Le site récapitule dans un tableau les consommations de F&L selon les pays européens.

... l’impact santé lié à leur faible consommation

Dans l’UE28, les régimes pauvres en F&L figurent parmi les principaux facteurs de risque alimentaire, étant responsables de plus de 400 000 décès. La mortalité toutes causes confondues diminue quotidiennement de 5% pour chaque portion supplémentaire de F&L avec un seuil d’environ 5 portions par jour, après quoi le risque de décès n’a pas diminué davantage. L’étude européenne prospective sur le cancer et la nutrition (EPIC) a montré que les participants consommant plus de 569 g par jour de F&L avaient respectivement un risque inférieur de 15%, 27% et 40% de mortalité circulatoire, respiratoire et digestive comparativement aux participants consommant moins de 249 g par jour.

… les recommandations politiques pour la promotion de leur consommation

Deux plans d’action européens liés à la nutrition, le Plan d’action de l’UE sur l’obésité infantile 2014-2020 (UE 2014) et le Plan d’action européen 2015-2020 de l’OMS pour l’alimentation et la nutrition (OMS 2015) proposent des recommandations détaillées pour augmenter la disponibilité et l’apport de F&L en Europe. Une attention particulière a été accordée aux écoliers, aux groupes socio-économiques défavorisés et d’autres groupes de population vulnérables.
La Commission Européenne a également compilé une série d’interventions efficaces en milieu scolaire pour accroître la consommation de F&L chez les enfants. Ces actions scolaires sont des interventions qui ont montré une augmentation de la consommation de F&L chez les enfants et sont décrites dans «Comment promouvoir la consommation de F&L dans les écoles: une boîte à outils».


Une portion de légume à feuilles vertes par jour pour un cerveau plus jeune

Selon une étude récemment publiée par des chercheurs américains dans la revue Neurology, une portion de légume à feuilles vertes par jour favoriserait un ralentissement du déclin cérébral.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont suivi durant cinq ans les consommations alimentaires de 960 personnes, âgées de 58 à 99 ans (participants au Memory and Aging Project). En parallèle, ces personnes ont été soumises à des évaluations cognitives. L’analyse statistique de ces données fait ressortir que les personnes qui consomment au moins une portion de légume à feuilles vertes (épinards, choux, laitue…) par jour ont un taux de déclin plus faible sur les tests de mémoire et de capacité de réflexion que les personnes qui ne mangent jamais ou rarement ces légumes. La différence est telle que les consommateurs de ces légumes verts à feuilles ont même été considérés par les auteurs de l’étude comme onze ans plus jeunes sur le plan de la santé cognitive.

Les chercheurs ont également mis en évidence une association statistique entre un moindre déclin cognitif et des niveaux d’apport élevés en divers nutriments et substances bioactives contenues par les légumes à feuilles vertes tels que la phylloquinone (vitamine K), la lutéine, les nitrates, folates, α-tocophérol et kaempférol qui peuvent aider à ralentir le déclin cognitif

  • European Commission. Health Promotion and Disease Prevention Knowledge Gateway. Site internet consulté le 15 janvier 2018. https://ec.europa.eu/jrc/en/health-knowledge-gateway
  • Morris MC, Wang Y, Barnes LL, Bennett DA, Dawson-Hughes B, Booth SL. Nutrients and bioactives in green leafy vegetables and cognitive decline: Prospective study. Neurology. 2017 Dec 20.
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