N° 151 | mars 2015

Les nouvelles technologies pour promouvoir la santé !

Édito

Beaucoup de personnes sont optimistes à ce sujet. Un rapport de Pricewaterhous Coopers souligne que les applications mobiles de santé pourraient épargner 99 milliards d’euros en termes de coûts médicaux.

Comment bien concevoir et utiliser ces nouvelles technologies, et pour qui ?

Brown et ses collègues soulignent que l’utilisation de textos et de médias sociaux peut être économique, ciblée, entraînant des contacts directs. A l’avenir, il faudra évaluer dans quel but ces nouvelles méthodes seraient les plus effi caces, déterminer les facteurs qui conditionnent leurs effets et comment bien tester ces effets. Birlouez a décrit un programme de prévention sur le lieu de travail dans une Université de Malaisie. Un groupe d’intervention a reçu des e-mails durant 10 semaines avec des liens pour télécharger des modules. De nombreux participants étaient déjà motivés à changer leur comportement. Nous espérons que ce travail facilitera une prochaine étude auprès de personnes non motivées, car elles sont plus diffi ciles à atteindre, même à l’aide des nouvelles technologies.

Schwinn et ses collègues ont évalué un programme internet pour promouvoir la santé chez les adolescentes, impliquant les familles et incluant 67 paires mèrefi lle. Les paires participant au programme ont rapporté une amélioration de la communication mère-fi lle ainsi que d’autres résultats importants. Cette approche innovante montre comment la promotion de la santé dans la famille peut bénéfi cier des nouvelles technologies. Une prochaine étape intéressante pourrait être l’application de cette approche à d’autres domaines de la santé, à d’autres relations familiales et dans d’autres pays.

Les nouvelles technologies ont donc un réel potentiel. Mais quelle serait la stratégie la plus effi cace pour modifi er les comportements et pour optimiser leur effi cacité ? Comme je le dis constamment dans mes cours : « Un autre site est juste à un clic ». Les taux d’abandon sont élevés. L’implication des utilisateurs et des parties prenantes est requise. Il était très prometteur d’ajouter des innovations – comme les vidéos, l’utilisation de blogs, de jeux – mais la formule magique pour « l’engagement » n’a pas encore été trouvée. La santé est une priorité pour beaucoup de personnes, mais… seulement à certains moments. Il y a donc encore beaucoup de travail !

Hein de Vries
Professeur en Communication de la Santé Département de Promotion de la Santé Université de Maastricht, Maastricht, Pays-Bas
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