N° 189 | septembre 2018

Lutte contre l'obésité

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Édito

Ce mois-ci, l’accent est mis sur l’intérêt de l’apport en fruits et légumes pour combattre l’augmentation phénoménale de ce fardeau mondial qu’est l’obésité. Cette épidémie est déjà accablante dans les pays aux revenus plus faibles comme dans les pays riches, avec des taux croissants de diabète qui est associé à de nombreux handicaps menaçant la vie. Les complications tardives de l’obésité, représentées par les maladies cardiovasculaires et les cancers, sont déjà flagrantes en Europe. En effet, l’alimentation est désormais la cause principale du fléau mondial représenté par cette maladie.

Ainsi, l’obésité est devenue un problème sociétal et économique fondamental qui ne peut être réglé simplement en éduquant les enfants et en suggérant aux adultes de faire davantage d’exercice physique et d’adopter des changements alimentaires. En réalité, ces mesures n’ont qu’une efficacité modeste, comme l’ont démontré Darfour-Oduro et coll.

Bray souligne que nous ne choisissons pas d’être en surpoids ! C’est pour cela que nous avons besoin de mesures économiques, réglementaires et intergouvernementales pour modifier notre apport alimentaire global et réduire l’usage de la voiture.

Cela aidera les catégories plus pauvres de la société, plus encore que les catégories plus riches, comme le soulignent Ancilotto et Olstad, afin que ce soit la société dans son ensemble qui mange différemment et fasse systématiquement plus d’exercice.

Nous sommes encore loin d’atteindre l’objectif de politique mondiale intégrée, établi en 1990 par l’OMS, destiné à prévenir les maladies chroniques chez l’adulte, la malnutrition et les carences en vitamines par un apport moyen minimum de 400 g/jour en fruits et légumes pour la population – qui est désormais encore plus important pour les objectifs de développement durable des Nations Unies.

Voilà pourquoi l’Europe devrait montrer la voie avec de nouvelles mesures économiques et réglementaires transnationales intégrées pour changer notre apport alimentaire.

William Philip T. James
Professeur honoraire de nutrition, London School of Hygiene & Tropical Medicine - Ancien président de la World Obesity Federation - ROYAUME-UNI
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