N° 210 | octobre 2020

Récentes études sur le programme d'aide alimentaire pour les femmes, les nouveau-nés et les enfants (WIC)

Édito

La pandémie de COVID-19 a profondément ébranlé la communauté mondiale. Les États-Unis ont subi des pertes exponentielles pour des raisons multiples, notamment des échecs politiques et des conflits culturels. Comme dans tous les pays du monde, de nombreuses familles ont perdu des êtres chers, leurs moyens de subsistance et leur logement, mettant en danger leur santé, leur nutrition et leur équilibre émotionnel. Parmi les programmes qui
continuent d’offrir un solide soutien de protection sociale, figure le Programme spécial d’aide alimentaire WIC, destiné aux femmes, aux nouveau-nés et aux enfants.

Depuis plus de 40 ans, WIC fournit aux familles défavorisées une alimentation saine, un soutien à l’allaitement maternel, en les orientant vers les services médicaux et sociaux, et une éducation nutritionnelle. Géré par le Département américain de l’agriculture (USDA) et mis en œuvre par le biais de 10 000 agences et cliniques WIC, ce programme aide plus de 6 millions de femmes à faibles revenus, ainsi que leurs enfants de 1 à 5 ans. Selon une évaluation approfondie, il est le principal programme nutritionnel de santé publique du pays.

Tout au long de la pandémie de COVID-19, les agences WIC ont travaillé sans relâche pour introduire des assouplissements au programme, y compris des alternatives au niveau du panier alimentaire afin que les familles continuent à recevoir leurs aides, malgré les pénuries périodiques de certains produits tels le pain, le lait et les œufs. L’Association nationale WIC (NWA), partie éducative du programme, a joué un rôle essentiel en plaidant en faveur de ces assouplissements et en organisant des groupes de travail COVID-19 pour aider les parties prenantes de WIC à relever les défis liés à la pandémie.

Le panier alimentaire WIC est une pierre angulaire du programme et est révisé au moins tous les dix ans, comme le prévoit la loi Healthy Hunger Free Kids Act (2010), afin de s’assurer qu’il repose sur les preuves scientifiques les plus récentes, qu’il est conforme aux directives alimentaires pour les Américains et culturellement adapté aux familles. Il comprend des produits tels que le lait, le fromage, les yaourts, le beurre de cacahuète, les légumineuses, le poisson en conserve et les céréales complètes. Les bénéficiaires reçoivent les prescriptions d’aliments sains sur une carte de prestations électronique ou un bon d’achat. Il comprend également un avantage en espèces (CVB – Cash Value Benefit) qui peut être dépensé exclusivement en F&L. En janvier 2017, la NASEM (National Academy of Sciences, Engineering and Medicine) a publié une étude sur 10 ans relative aux aliments du programme WIC préconisant, avec le soutien de la NWA, des changements pour améliorer l’équilibre et le choix des participants au WIC. L’un des points clés de ces recommandations est l’augmentation de la quantité de F&L que les familles peuvent se procurer via le programme WIC de la fourchette comprise actuellement entre 9 et 11 dollars à 12 et 35 dollars.

Récemment, la NWA a encouragé l’introduction de la loi bipartite WIC Benefit Flexibility During COVID-19 Act qui permettrait aux agences de l’État d’augmenter temporairement le CVB à 35 dollars. Soutenu par la démocrate Kim Schrier et le républicain Ron Wright, le projet de loi a été inclus dans le « Heroes Act » adopté par la Chambre des représentants à la mi-mai, et reste l’une des priorités du plaidoyer en faveur d’un panier COVID final. La NWA s’est engagée à garantir aux participants WIC dans tout le pays un meilleur accès à des aliments sains, en particulier aux F&L frais.

Nous sommes heureux de vous présenter trois articles qui démontrent encore plus l’importance de la recherche comme outil pour réfléchir continuellement sur la façon dont les participants au WIC utilisent leurs avantages alimentaires.

Douglas Greenaway
Président et Directeur Général Association Nationale WIC - ÉTATS-UNIS
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