La qualité des fruits et légumes dépend-elle aussi de notre confiance dans les produits et les acteurs de la filière ?

Introduction

En réponse à la crise économique qui a touché la filière européenne des fruits et légumes en 2011, l’Europe a consacré un budget conséquent (2012-2014) afin de redonner des repères au consommateur européen grâce à une information plus fiable.

En étroite collaboration avec les membres du Comité Scientifique et du Comité Consommateur, Aprifel a organisé ainsi trois rencontres consécutives en vue de sensibiliser les consommateurs à la démarche scientifique, système d’interrogations et de doute plutôt que de certitudes.

Ces trois journées de rencontre ont une spécificité commune, celle de réunir l’ensemble des opérateurs publics et privés qui agissent de manière conjointe et solidaire, ainsi qu’une représentation européenne. Ces rencontres favorisent les échanges au sein d’une filière qui doit en permanence prendre de l’avance sur le temps et gérer l’instantané et le périssable.

Grâce aux intervenants de renom qui ont pris part à la première journée de ces rencontres, nous avons fait la lumière sur tous les types de risque alimentaire qui appellent le consommateur à devenir « Consom’Acteur » et dont la gestion est l’affaire de tous.

Il existe aujourd’hui un large consensus autour des bénéfices des fruits et des légumes pour la santé. L’attention du consommateur semble se porter désormais sur le goût. La deuxième journée de ces rencontres a donc été consacrée à la qualité gustative des fruits et des légumes et plus précisément à l’évolution des critères de mesure de la qualité gustative et à l’étude des préférences variables et diverses des consommateurs. Cette journée a  montré comment le goût d’un produit donné peut devenir une valeur stratégique quand son identification en rayon est réussie et sa différenciation gustative suffisamment marquée pour permettre la fidélisation du consommateur.

La notion de confiance et de méfiance en matière d’alimentation est une idée récente, liée à l’urbanisation, à la mondialisation et à l’industrialisation du secteur agroalimentaire. Elle varie considérablement selon les pays. C’est pourquoi nous consacrons cette troisième et dernière journée à cette notion de confiance dans les fruits et légumes en y accueillant le point de vue d’un pays voisin, la Norvège.

Le Comité Scientifique de l’Aprifel

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