N° 95 | février 2010

Hygiène de vie et bien-être

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Édito

Jusqu’où devrons nous retourner en arrière ?

Les articles de ce nouveau numéro le soulignent : nous sommes confrontés à des défis qui touchent toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la nutrition et de la santé. Dans les régions les plus riches d’Europe, l’espérance de vie augmente de trois mois chaque année. Cela résulte, non seulement du mode de vie actuel et d’une meilleure prise en charge des maladies, mais également des réponses biologiques de la nouvelle génération à l’alimentation dès le plus jeune âge. Lorsque nous grandissions, nous étions beaucoup plus minces que les enfants d’aujourd’hui et notre alimentation et notre niveau d’activité physique étaient très différents.

Un mode de vie sain est devenu une priorité, non seulement pour les politiques, mais également pour les médecins. Les négociations sur les changements climatiques ont d’énormes implications sur la chaîne alimentaire ainsi que la re-négociation de la Politique Agricole Commune de l’Union Européenne.

Comme le montrent les articles que vous allez lire, nous sommes confrontés non seulement au défi du vieillissement mais également aux maladies chroniques de très longue durée. Dans un même pays d’Europe, l’espérance de vie peut varier de 10 ans, les pauvres mourant plus tôt à seulement 1 ou 2 kilomètres de leurs voisins plus riches. Leur durée de vie, sans handicap ni problème de santé, est également réduite de 20 ans et dans ce cadre l’alimentation semble jouer un rôle prépondérant. De toute évidence nous devons rendre son l’importance au régime Méditerranéen, voire au régime Paléolithique qui comportait probablement encore plus de fruits et de légumes.

William Philip T. James
Professeur honoraire de nutrition, London School of Hygiene & Tropical Medicine - Ancien président de la World Obesity Federation - ROYAUME-UNI
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