Après 3 ans d’action, Good Move identifie trois leviers pour accompagner les jeunes vers des modes de vie plus sains

28 septembre 2026

Depuis 2024, la campagne européenne Good Move encourage les jeunes adultes à manger plus de fruits et légumes et bouger plus. A l’occasion de la Semaine Européenne du Sport – du 23 au 30 septembre – une table ronde réunissant des chercheurs et praticiens dresse le bilan de trois années d’action. Trois enseignements s’en dégagent : miser sur le trio alimentation-sport-sommeil, informer sans culpabiliser et capitaliser sur le rôle des encadrants des jeunes sportifs.

Mieux manger, bouger plus… s’ils peuvent sembler simplistes, ces gestes sont pourtant au cœur d’un mode de vie favorable à la santé. Malgré un consensus scientifique clair en particulier pour la prévention de nombreuses maladies chroniques, plus de 70 % des Français de 18 à 34 ans sont des petits consommateurs de fruits et légumes (Nutrimétrie, 2024) et plus de 30 % d’entre eux ne pratiquent aucune activité physique (Nikitara et al., 2021).

Plusieurs millions de personnes touchées en 3 ans

C’est de ces constats – partagés à l’échelle européenne – qu’est née la campagne Good Move. Depuis 2024, la campagne se déploie en France, Pologne et Espagne. Son objectif ? Permettre aux jeunes de devenir acteurs de leur santé, à leur rythme et dans une ambiance bienveillante. Pour ce faire, Good Move a mis en place des actions variées : événements sportifs, campagnes sur les réseaux sociaux ou encore, formation des coachs … Au total :

Près de 12 000 abonnés sur TikTok

Plus de 30 événements permettant d’aller à la rencontre de plusieurs dizaines de milliers de personnes

Une campagne visible par plusieurs millions de personnes

A l’occasion de la Semaine Européenne du Sport – du 23 au 30 septembre – une table ronde a réuni des experts des trois pays engagés dans le programme pour dresser le bilan des actions menées et en tirer les principaux enseignements pour faire la différence sur le terrain du mieux manger et du mieux bouger.

Alimentation, sport, sommeil : le trio indispensable

Premier enseignement : l‘alimentation, l’activité physique et le sommeil sont des dimensions qui se répondent et doivent être abordées conjointement.

Tout est lié. Les mouvements que l’on fait quotidiennement influencent nos choix et habitudes alimentaires. Et inversement, ce que nous mangeons conditionne notre capacité à bien bouger et à dormir.
David Thivel, Docteur en physiologie de l’exercice, nutrition humaine et sciences de la santé.

Ancrée sur ces connaissances, Good Move a fait le choix d’une approche globale dès l’origine de la campagne. Afin de diffuser ces messages au plus près des jeunes adultes, la campagne a également fait le choix d’une approche multicanale permettant de toucher les jeunes de manière différenciée et complémentaire selon leur niveau de motivation au changement de comportement.

Informer sans culpabiliser pour accompagner des choix éclairés pour la santé

L’un des enjeux clé pour la Campagne Good move était d’arriver à faire passer ses messages dans un paysage informationnel saturé. Contenus à profusion, influenceurs fitness en tous genres, applications santé foisonnantes… Les jeunes adultes sont aujourd’hui saturés d’informations nutritionnelles, souvent contradictoires.

Dès ses débuts, Good Move a fait le choix inverse de la saturation, avec des messages soigneusement sélectionnés, sourcés et diffusés. En France, une vingtaine de partenariats ont été déployés autour de plusieurs principes :

  • Privilégier des communications de pair à pair, en travaillant avec des influenceurs proches du public cible ;
  • Associer experts et influenceurs dans la création des contenus pour permettre leur montée en compétence ;
  • S’appuyer sur des relais déjà identifiés et légitimes auprès des jeunes : diététiciens, coachs, athlètes

Le rôle clé de la formation des encadrants

Enfin, ces trois années d’actions ont permis d’impliquer les encadrants sportifs, véritables ambassadeurs de bonnes habitudes de vie auprès des jeunes. Ces professionnels peuvent en effet jouer un rôle de relais des messages de prévention. Cet enjeu est primordial chez les jeunes sportifs, pour lesquels l’alimentation est considérée sous l’angle de la performance immédiate et rarement, dans une approche holistique de la santé au quotidien.

En partenariat avec la FFA, Good Move a, ainsi, développé trois e-learnings dédiés aux coachs et entraineurs. L’objectif : leur transmettre des bases scientifiques solides pour échanger avec les jeunes athlètes sur une nutrition équilibrée et, plus largement, et un mode de vie sain. En 2026, le troisième module, développé avec David Thivel, a ainsi été consacré « Manger, bouger, dormir : le trio gagnant ».

83 % des participants déclarent avoir acquis de nouvelles connaissances sur les thèmes abordés dans les modules et sont disposés à en apprendre davantage

Si ces trois années ont permis de sensibiliser et de mobiliser les jeunes Européens, le changement durable des comportements s’inscrit dans le temps. Pour accompagner l’évolution des habitudes à long terme, les efforts engagés depuis 2024 nécessitent donc d’être maintenus dans la durée.

Retour