N° 136 | novembre 2013

« Consommation de fruits & légumes chez les personnes âgées »

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Édito

On considère actuellement la nutrition et l’activité physique (AP) comme des déterminants majeurs de la qualité du vieillissement et de la prévention des maladies chroniques, en particulier les maladies cardiovasculaires. Ces deux comportements liés à l’hygiène de vie sont facilement modifiables et devraient constituer une cible importante des politiques de prévention, surtout chez les personnes âgées.

Les fruits et légumes (F&L) contiennent de nombreux antioxydants comme les caroténoïdes, les polyphénols et la vitamine C qui protègent contre différentes maladies.

Lo et al. ont montré dans une étude prospective, chez des Taïwanais de plus de 65 ans, qu’une consommation importante de F&L prédisait un meilleur taux de survie. Le vieillissement s’associe à une altération de l’état immunitaire et à une augmentation du risque de maladies infectieuses qui sont encore plus importantes dans un contexte de mauvais statut nutritionnel.

Gibson et al. ont montré que l’augmentation de la consommation des F&L (5 portions par rapport à 2 portions) pourrait améliorer la réponse à la vaccination contre les pneumocoques après 16 semaines chez les personnes âgées de 65-85 ans. Ces résultats sont très encourageants pour la prévention des infections pulmonaires basses à pneumocoques, fréquentes chez les personnes âgées.

L’activité physique décline avec l’âge et l’excès de sédentarité est associé à une incidence accrue de maladies chroniques, de fragilité et de perte d’autonomie. La combinaison des comportements nutritionnels et de l’activité physique peut avoir un intérêt majeur pour améliorer l’état de santé des personnes âgées. Sodergreen et al. ont montré qu’une portion supplémentaire de F&L ou bien 15 minutes de marche rapide améliorent significativement la déclaration d’une bon état de santé par les personnes âgées.

Ces recherches récentes ainsi que d’autres données, suggèrent qu’une augmentation de la consommation de F&L est associée à la réduction de la morbimortalité et à l’augmentation du bien-être. Cela devrait donc être fortement encouragé en association avec l’activité physique chez les personnes âgées.

Marc Bonnefoy
Service de Médecine Gériatrique - Groupement Hospitalier Sud - HCL Université Claude Bernard - INSERM - FRANCE
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