Avis d’expert : Réseaux sociaux et comportements alimentaires : 2 questions à Pascale Ezan
Pascale EZAN est professeur des universités en sciences de gestion et agrégée d’économie et de gestion. Elle a été Vice-Présidente de l’Université Le Havre Normandie (2016-2020). Elle est directrice déléguée de son unité de recherche, le NIMEC (Normandie Innovation Marché Entreprise Consommation). Spécialiste de l’étude des comportements de consommation dans le domaine de la santé, elle a publié une cinquante d’articles et a contribué à la rédaction de divers ouvrages dans ce domaine. Elle est coordinatrice de plusieurs programmes de recherche internationaux sur les comportements de consommation en santé : RSA (2019-2022), financé par l’institut Danone et la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM), ALIMFIT (2021-2023), financé par la Région Normandie et ALIMNUM (2022-2026), MEALS (2025-2027) financés par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).
Les réseaux sociaux peuvent être une excellente source d’inspiration culinaire (Sokolova, et al., 2024). Ils permettent de découvrir de nouvelles recettes, des produits moins connus et des astuces pratiques pour diversifier son alimentation. Le format visuel et interactif suscite l’envie de cuisiner, tout en aidant à développer des compétences culinaires et une meilleure compréhension de l’alimentation. De plus, ces plateformes offrent une occasion d’optimiser son budget en partageant des recettes avec des ingrédients accessibles.
Toutefois, le label « healthy » ne garantit pas toujours un bon équilibre nutritionnel (Del Pozo et al., 2024). Certaines recettes, bien que présentées comme saines, peuvent être déséquilibrées : trop pauvres en protéines, portions insuffisantes ou inadaptées aux besoins individuels. Par ailleurs, l’alimentation revêt aussi une dimension sociale, souvent mise à mal par la promotion de repas solitaires et rapides.
Un autre risque réside dans la diffusion de régimes restrictifs excluant certains groupes d’aliments (notamment les lipides ou les glucides), pouvant favoriser des troubles du comportement alimentaire comme l’orthorexie. Même sans objectif explicite de perte de poids, l’omniprésence de ces contenus, amplifiée par les algorithmes, peut altérer l’image de soi, notamment chez les adolescents ou les personnes vulnérables (Rounsefell et al., 2020).
Il est donc essentiel de garder un regard critique et d’adapter les recettes “healthy” à ses besoins.
Les réseaux sociaux peuvent être une excellente source d’inspiration culinaire (Sokolova, et al., 2024). Ils permettent de découvrir de nouvelles recettes, des produits moins connus et des astuces pratiques pour diversifier son alimentation. Le format visuel et interactif suscite l’envie de cuisiner, tout en aidant à développer des compétences culinaires et une meilleure compréhension de l’alimentation. De plus, ces plateformes offrent une occasion d’optimiser son budget en partageant des recettes avec des ingrédients accessibles.
Toutefois, le label « healthy » ne garantit pas toujours un bon équilibre nutritionnel (Del Pozo et al., 2024). Certaines recettes, bien que présentées comme saines, peuvent être déséquilibrées : trop pauvres en protéines, portions insuffisantes ou inadaptées aux besoins individuels. Par ailleurs, l’alimentation revêt aussi une dimension sociale, souvent mise à mal par la promotion de repas solitaires et rapides.
Un autre risque réside dans la diffusion de régimes restrictifs excluant certains groupes d’aliments (notamment les lipides ou les glucides), pouvant favoriser des troubles du comportement alimentaire comme l’orthorexie. Même sans objectif explicite de perte de poids, l’omniprésence de ces contenus, amplifiée par les algorithmes, peut altérer l’image de soi, notamment chez les adolescents ou les personnes vulnérables (Rounsefell et al., 2020).
Il est donc essentiel de garder un regard critique et d’adapter les recettes “healthy” à ses besoins.
Les influenceurs qui partagent du contenu sur la cuisine et l’alimentation ont un impact non négligeable (Raggatt et al., 2018). Ces derniers sont souvent perçus comme plus abordables et accessibles que les professionnels de santé. Leur ton bienveillant et sans jugement instaure une relation de confiance avec leur audience. En partageant leurs expériences personnelles, ils peuvent notamment motiver certaines personnes à adopter une alimentation plus saine (Holmberg et al., 2019).
Néanmoins, certains manquent de qualifications et formation scientifique, ce qui peut nuire à leur fiabilité (Sabbagh et al., 2020). Leurs conseils reposent souvent sur leur propre vécu, sans garantir qu’ils soient adaptés à tous. Nombre d’entre eux diffusent des idées reçues ou des « fake news », d’autant plus que les algorithmes favorisent les contenus sensationnalistes et controversés/polémiques.
Un autre écueil réside dans la promotion dissimulée de produits. Bien que certains prônent une alimentation « naturelle » (produits bio, non transformés) et équilibrée, beaucoup mettent en avant des compléments alimentaires ou des substituts de repas, parfois dans un but commercial (Holmberg et al., 2019).
En l’absence de régulation stricte, les recommandations de ces influenceurs peuvent s’avérer hasardeuses, voire dangereuses, surtout lorsqu’elles émanent de personnes sans qualifications en nutrition. Il est donc primordial de croiser les sources et de privilégier les conseils de professionnels de santé qualifiés.
Les influenceurs qui partagent du contenu sur la cuisine et l’alimentation ont un impact non négligeable (Raggatt et al., 2018). Ces derniers sont souvent perçus comme plus abordables et accessibles que les professionnels de santé. Leur ton bienveillant et sans jugement instaure une relation de confiance avec leur audience. En partageant leurs expériences personnelles, ils peuvent notamment motiver certaines personnes à adopter une alimentation plus saine (Holmberg et al., 2019).
Néanmoins, certains manquent de qualifications et formation scientifique, ce qui peut nuire à leur fiabilité (Sabbagh et al., 2020). Leurs conseils reposent souvent sur leur propre vécu, sans garantir qu’ils soient adaptés à tous. Nombre d’entre eux diffusent des idées reçues ou des « fake news », d’autant plus que les algorithmes favorisent les contenus sensationnalistes et controversés/polémiques.
Un autre écueil réside dans la promotion dissimulée de produits. Bien que certains prônent une alimentation « naturelle » (produits bio, non transformés) et équilibrée, beaucoup mettent en avant des compléments alimentaires ou des substituts de repas, parfois dans un but commercial (Holmberg et al., 2019).
En l’absence de régulation stricte, les recommandations de ces influenceurs peuvent s’avérer hasardeuses, voire dangereuses, surtout lorsqu’elles émanent de personnes sans qualifications en nutrition. Il est donc primordial de croiser les sources et de privilégier les conseils de professionnels de santé qualifiés.