En bref
Une étude, basée sur les données de 8 998 participants de l’enquête sur la santé, le vieillissement et la retraite en Europe (SHARE), a analysé l’impact de la retraite sur les habitudes alimentaires. L’évaluation repose sur des auto-déclarations de fréquence de consommation et la détermination d’un score de qualité alimentaire. Les résultats montrent que la consommation de fruits et de produits laitiers reste stable après la retraite , tandis que celle de la viande et du poisson augmente de 7% et celle des légumineuses et œufs de 9%. Globalement, le score alimentaire s’améliore de 11 %, suggérant une influence positive de la retraite sur la qualité de l’alimentation. Cette transition semble favoriser une consommation accrue d’aliments riches en protéines tout en maintenant des habitudes bien établies.
Une étude transversale a analysé l’influence des facteurs sociodémographiques, du mode de vie et des préférences gustatives sur l’adhésion de jeunes adultes au régime méditerranéen. Ce travail montre une association significative entre les préférences gustative et l’adhésion au régime méditerranéen. Une adhésion plus importante est ainsi observée chez les jeunes ayant une préférence pour l’huile d’olive, les oranges, les brocolis, le poisson et les légumineuses. A l’inverse, une préférence marquée pour les aliments sucrés, la viande rouge et le beurre est liée à une moindre adhésion. Une préférence pour le goût sucré est, quant à elle, inversement corrélée à l’adhésion au régime méditerranéen, tandis qu’une préférence pour l’amer favorise son adoption. Ces associations concernant aussi bien les aliments pris individuellement que des scores combinant les préférences. Ainsi, les auteurs invitent les futurs travaux et interventions à mesurer et tenir compte des préférences gustatives individuelles puisque ce sont qui sont des déterminants importants d’adhésion au régime méditerranéen, notamment chez les jeunes.
Une étude rétrospective a analysé l’association entre la consommation de fibres alimentaires et la mortalité toutes causes confondues ainsi que la mortalité due aux maladies cardiovasculaires chez des patients ayant subi un AVC Les données de 1 578 patients issus de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) ont été examinées, parmi lesquels 688 (43,6 %) sont décédés. Les résultats indiquent qu’une consommation élevée de fibres totales réduit de 27% le risque de mortalité toutes causes confondues et de 44% celui lié aux maladies cardiovasculaires. La consommation de fibres provenant des légumes diminue respectivement ces risques de 37 % et 43 %. Ces associations sont particulièrement notables chez les individus âgés de 60 ans et plus, les femmes, les personnes ayant un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 30 kg/m², les non-fumeurs et ceux souffrant de maladies rénales chroniques. Ces résultats suggèrent que l’augmentation de la consommation de fibres, en particulier celles provenant des légumes, pourrait améliorer le pronostic des patients ayant souffert d’un AVC.
Une étude a comparé l’impact du régime de santé planétaire (PHDI) et du régime méditerranéen sur la mortalité toutes causes confondues ainsi que leur empreinte environnementale. L’analyse a porté sur 13 105 adultes issus de la cohorte ENRICA (Espagne), suivis sur une moyenne de 14,4 ans. Les résultats montrent que les participants ayant une forte adhésion à l’un de ces deux modèles alimentaires présentent une réduction similaire du risque de mortalité toutes causes confondues, par rapport à ceux ayant une faible adhésion. En particulier, la consommation de certains éléments du régime planétaire de santé (fruits, produits laitiers et huiles non saturées) et du régime méditerranéen (noix) était indépendamment et significativement associée à une mortalité plus faible. Concernant l’empreinte environnementale, les deux régimes ont montré des impacts faibles et comparables, les produits laitiers et carnés figurant parmi les principaux contributeurs à ces impacts. Ce travail suggère que les deux régimes étudiés présentent des bénéfices pour la santé et la durabilité.
Une étude espagnole a évalué l’adhésion aux recommandations du Fonds mondial de recherche sur le cancer (WCRF/AICR) chez 915 patientes atteintes d’un cancer du sein. Ces recommandations visent la prévention des cancers, mais sont également préconisées chez les malades lors que cela est possible. L’évaluation des habitudes alimentaires a été réalisée à l’aide de questionnaires épidémiologiques et alimentaires. L’adhésion aux recommandations du WCRF/AICR a été évaluée à l’aide d’un score standardisé basé sur 7 critères. En moyenne, l’adhésion aux recommandations était de 3,5 sur 7. Les mieux suivies concernaient l’évitement des boissons sucrées (54,4 %), tandis que seules 4,4 % des participantes consommaient au moins 30g de fibres par jour. Les femmes de 60 ans et plus ont montré une meilleure adhésion globale, tandis que celles consommant plus de 2000 kcal par jour ou présentant plus de 2 comorbidités avaient une adhésion plus faible. Ces résultats suggèrent que des interventions ciblées sur des groupes spécifiques pourraient améliorer l’adhésion aux recommandations alimentaires pour la prévention et la prise en charge du cancer.