En pratique – Alimentation : 5 conseils pour se repérer sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux peuvent être considérés comme de véritables outils de santé publique. Alors qu’ils peuvent nous aider à adopter des habitudes alimentaires plus saines, le contraire également est vrai. L’impact des réseaux sociaux sur nos comportements alimentaires est ainsi attesté depuis plusieurs années. Face à la multitude d’information disponible et à la mécanique des réseaux sociaux qui peut favoriser la diffusion massive d’informations erronées, il n’est pas toujours simple de s’informer et de démêler le vrai du faux. Nous vous proposons 5 conseils pour vous aider à mieux vous informer sur les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux sont accessibles et utilisables par tous. C’est une opportunité permettant à chacun de partager son univers et ses opinions, mais cela permet également à des personnes ne possédant aucun diplôme ou formation certifiante dans un domaine en particulier de créer du contenu qui peut être erroné, trompeur ou inadapté pour le spectateur. Si une personne se base son expérience, sa vision ou ses recherches personnelles uniquement, prudence ! A l’inverse, le fait d’indiquer son cursus de formation/ ses diplômes est un élément rassurant. Ainsi, concernant la santé, les métiers identifiés dans le code de la santé publique comme professionnels de santé (médecins, kinésithérapeutes, infirmiers…) sont gages de confiance. Plus spécifiquement, concernant la diététique et la nutrition, seuls les diététiciens-nutritionnistes diplômés d’Etat sont habilités à réaliser des consultations de diététiques et à dispenser des conseils efficaces et personnalisés en termes d’alimentation.
De même, un contenu qui ne semble présenter aucune source, ni origine prouvée et étayée scientifiquement est un signe d’alerte. Il peut s’agir d’un avis subjectif, ou répondant par exemple à une croyance ou une tendance alimentaire. Si une ou plusieurs sources sont citées à l’appui d’un contenu, c’est plutôt bon signe. Cependant, il est également préférable de vérifier la nature de ces sources. Les études ou articles scientifiques, les rapports et recommandations issus d’organismes de santé publique (Anses, Inserm, Améli, OMS…) sont autant d’indicateurs que la personne qui s’exprime propose des contenus fiables et documentés scientifiquement.
Les réseaux sociaux regroupent une quantité très importante de contenu. Un bon moyen de vérifier si une information trouvée sur les réseaux sociaux est véridique, est de croiser plusieurs sources d’information : sites web, ou compte des instances scientifiques et autorités sanitaires (
En matière de santé et d’alimentation, les méthodes et solutions “miracles” n’existent pas. Un discours promettant un changement immédiat, efficace, sans effort ou un régime “magique” pour la perte de poids par exemple, doit vous alerter. Malheureusement de tels messages sont valorisés et rendus visibles par les réseaux sociaux car ils déclenchent des réactions émotionnelles – joie, tristesse, colère, etc. – synonymes d’engagement de la part des utilisateurs. Ainsi, tout propos qui vous semble “trop beau pour être vrai” ou trop peu nuancé est un signe d’alerte et nécessite d’être vérifié. Par ailleurs, les propos des influenceurs sont parfois motivés par la réalisation de partenariats rémunérés : la présence dans un contenu d’un produit dont les mérites sont vantés peut alors simplement être le résultat d’une publicité, et non d’une solution efficace à un problème de santé.
Ce que l’on peut voir ou entendre sur des plateformes virtuelles est souvent bien éloigné de la réalité et des obstacles vécus par chacun au quotidien. Si vous rencontrez une difficulté ou des questions liées à votre alimentation, et/ou plus globalement à votre santé, la solution la plus sure reste la rencontre et, si besoin, la mise en place d’un suivi avec un professionnel formé. Cela vous permettra d’obtenir des réponses encadrées, efficaces et personnalisées.