Fruits et légumes et santé cardiovasculaire : des preuves qui s’accumulent

En bref

Une consommation élevée de fruits et légumes est associée à une qualité de vie et un bien‑être mental plus élevés
Une consommation élevée de fruits et légumes est associée à une qualité de vie et un bien‑être mental plus élevés

Une étude longitudinale a évalué les liens entre les habitudes alimentaires, le bien-être mental et la qualité de vie chez 696 adultes néerlandais. Les habitudes alimentaires des participants ont été évaluées par le score MEDAS, leur niveau de bien-être mental par L’échelle WHO‑5 et leur qualité de vie par l’Indice Multiculturel de Qualité de Vie. Les résultats indiquent qu’une consommation plus élevée de fruits et légumes est associée à une meilleure qualité de vie et un bien-être mental accru. Aucune association significative n’a été observée avec l’adhésion globale au régime méditerranéen, ni avec les changements alimentaires au cours du suivi. Ces résultats suggèrent que la consommation régulière de fruits et légumes contribue au bien-être psychologique, indépendamment du régime global.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40689994/
La consommation insuffisante de fruits et légumes aurait causé 2,6 millions de décès entre 1990 et 2021
La consommation insuffisante de fruits et légumes aurait causé 2,6 millions de décès entre 1990 et 2021

Une analyse, issue de l’étude Global Burden of Disease,, a quantifié la mortalité et la morbidité liées à un apport insuffisant en fruits et légumes chez les adultes de plus de 25 ans sur la période 1990 à 2021. Selon ce travail, en 2021, au niveau mondial, les apports moyens étaient de 122 g/jour pour les fruits et 213 g/jour pour les légumes, bien en deçà des recommandations (340–350 g/j et 306–372 g/j). Sur la période d’étude, cette sous-consommation a entraîné environ 1,7 million de décès pour les fruits et 0,9 million de décès pour les légumes, principalement dus aux maladies cardiovasculaires. Bien qu’entre 1990 et 2021, la situation se soit améliorée améliorée, ce travail souligne la persistance d’inégalités importantes et croissantes entre pays riches et pauvres. La réduction de la mortalité liés à la sous-consommation de fruits et légumes est particulièrement forte dans les pays dont l’indice indice sociodémographique est moyen et élevé. A l’inverse les pays les moins favorisés voient cette mortalité stagner voire s’accentuer. Ces résultats soulignent l’urgence d’interventions ciblées dans les pays les moins développés.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40764991/
Habitudes alimentaires et santé cérébrale : le rôle protecteur des régimes méditerranéen, DASH et MIND
Habitudes alimentaires et santé cérébrale : le rôle protecteur des régimes méditerranéen, DASH et MIND

Une revue narrative a examiné les liens entre les habitudes alimentaires et le vieillissement cérébral. Ce travail s’appuie sur l’analyse de 83, incluant des adultes et personnes âgées, et ayant évalué divers modèles alimentaires. Les résultats indiquent que les régimes de type méditerranéen,DASH et ,MIND sont associés à un moindre risque de déclin cognitif et de démence. Ces modèles sont notamment caractérisés par leur richesse en aliments d’origine végétale, poisson et graisses de bonne qualité et leur consommation limitée de viandes rouges et transformées et boissons sucrées. Les mécanismes biologiques expliquant ces effets protecteurs sur la cognition restent encore mal compris. Les auteurs concluent que les données scientifiques restent encore insuffisantes pour établir des recommandations définitives, et appellent à de nouveaux essais longitudinaux et interventionnels pour consolider les preuves.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40841317/
Une alimentation riche en fruits, légumes, fibres et soja à l’adolescence associée à un moindre risque de cancer du sein à l’âge adulte
Une alimentation riche en fruits, légumes, fibres et soja à l’adolescence associée à un moindre risque de cancer du sein à l’âge adulte

Une revue systématique et méta-analyse a évalué l’influence de l’alimentation à l’adolescence sur le risque ultérieur de cancer du sein et certains marqueurs associés. Ce travail s’appuie sur l’analyse de 51 études publiées jusqu’en octobre 2024, incluant des adolescentes âgées de 10 à 18 ans. Les résultats indiquent qu’une consommation élevée de fruits, légumes, fibres, graisses végétales et soja à l’adolescence est associée à une réduction du risque de cancer du sein à l’âge adulte. Des apports plus importants en fibres et en vitamine D étaient également liés à une diminution du risque de maladies bénignes du sein, sans lien établi avec la densité mammaire . Les auteurs concluent que l’alimentation pourrait jouer un rôle déterminant dans la prévention du cancer du sein, tout en soulignant la nécessité d’études prospectives de plus longue durée pour confirmer ces associations et orienter les recommandations.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40865868/
Les comportements altruistes pendant l’enfance associés à une consommation plus importante de fruits et légumes à l’adolescence
Les comportements altruistes pendant l’enfance associés à une consommation plus importante de fruits et légumes à l’adolescence

Une étude longitudinale a évalué l’influence des comportements prosociaux des enfants sur la consommation de fruits et légumes à l’adolescence. Ce travail s’appuie sur l’analyse de la cohorte britannique Millennium Cohort Study avec des mesures de prosocialité à 5, 7 et 11 ans et de consommation de fruits et légumes à 14 et 17 ans. Les résultats indiquent que des comportements prosociaux plus marqués durant l’enfance sont associés à une probabilité accrue de consommer régulièrement des fruits et légumes à l’adolescence. Les auteurs concluent que le développement de la prosocialité pourrait constituer un levier intéressant pour promouvoir des habitudes alimentaires saines dès le plus jeune âge. Des recherches supplémentaires restent nécessaires pour confirmer ces associations et en préciser les mécanismes.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40788250/
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