Aller vers des environnements alimentaires favorables à la santé nécessite des approches systémiques répondant à leur caractère multidimensionnel

En bref

Adolescence : les interventions menées par des pairs permettent d’améliorer les habitudes alimentaires dans les pays à revenu faible ou intermédiaire
Adolescence : les interventions menées par des pairs permettent d’améliorer les habitudes alimentaires dans les pays à revenu faible ou intermédiaire

Une revue systématique a évalué l’efficacité d’interventions menées par les pairs pour améliorer les comportements alimentaires d’adolescents dans les pays à revenu faible ou intermédiaire . Sur 3 177 études identifiées, 8 ont été incluses. Elles ont été menées en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et du Sud, sur des périodes allant de 3 semaines à 3 ans. Les interventions comprenaient des groupes de discussion, la création d’affiches ou encore des démonstrations. La majorité des études ont rapporté des améliorations, telles qu’une augmentation de la consommation de fruits et légumes, une réduction des collations déséquilibrées, ainsi qu’une meilleure connaissance et attitude envers une alimentation saine. Les interventions multi-composantes et de plus longue durée ont montré une efficacité accrue. Pour renforcer encore la pertinence et l’efficacité de ce type d’action, les auteurs recommandent d’inclure également les adolescents dans la conception des interventions qui seront proposées.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40152126/
Mexique : les subventions un levier intéressant pour améliorer la qualité de l’alimentation des ménages
Mexique : les subventions un levier intéressant pour améliorer la qualité de l’alimentation des ménages

Une étude a simulé et évalué l’impact de subventions pour l’achat d’aliments favorables à la santé sur les revenus et dépenses de ménages mexicains. En utilisant les données de l’enquête nationale sur les ménages de 2018, les auteurs ont déterminé les réductions de prix nécessaires pour atteindre les recommandations EAT-Lancet . Les résultats montrent qu’une diminution de prix de 10 à 30% entraînerait une augmentation des achats de légumes (9,4 à 28,3%), de fruits (7,9 à 23,8%), de légumineuses (0,8 à 2,5%) et de poisson (6 à 18%). Toutefois, pour que la consommation atteigne les recommandations proposées par la commission EAT-Lancet, des baisses de prix beaucoup plus importantes seraient nécessaires : près de 40 % pour les fruits, 20 % pour les légumes et plus du double du prix actuel (118,7 %) pour les légumineuses. Ces conclusions suggèrent que des subventions ciblées peuvent encourager une alimentation plus saine mais des recherches complémentaires restent nécessaires pour identifier les modalités de mise en œuvre les plus efficaces.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40123499/
Consommation de fruits et légumes : un facteur protecteur contre les chutes chez les personnes âgées
Consommation de fruits et légumes : un facteur protecteur contre les chutes chez les personnes âgées

Une étude transversale a examiné l’association entre la consommation de fruits et légumes et le risque de chute et blessures chez les personnes âgées. Les données de 34 129 individus de 50 ans et plus, issus de l’étude multicentrique WHO SAGE, ont été analysées. La consommation de fruits et légumes ainsi que les antécédents de chute ont été évalués en contrôlant plusieurs facteurs comme l’âge, le sexe, l’état de santé et le mode de vie. Les résultats indiquent que les participants consommant moins de 2 portions de fruits et 3 portions de légumes par jour présentaient un risque de chute avec blessure supérieur de 41 % par rapport à celles atteignant ces seuils. Cette association étaient particulièrement prononcée chez les femmes. L’analyse révèle également que cette relation était partiellement médiée par des facteurs tels que l’humeur, les fonctions cognitives et la qualité du sommeil. Ces conclusions suggèrent qu’une alimentation riche en fruits et légumes pourrait contribuer à réduire le risque de chute chez les personnes âgées.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40095277/
Alimentation durable : s’adapter aux contextes nationaux pour maximiser les effets sur la santé et l’environnement
Alimentation durable : s’adapter aux contextes nationaux pour maximiser les effets sur la santé et l’environnement

Considérant les conséquences des systèmes alimentaires actuels sur la santé et sur la planète, de nombreux travaux cherchent à identifier des régimes plus durables, permettant d’optimiser la santé tout en minimisant les impacts sur l’environnement. Une récente revue de la littérature a analysé les impacts de plusieurs de ces régimes sur ces deux dimensions. Pour chaque régime étudié, l’analyse a également considéré l’acceptabilité culturelle et économique. Selon ce travail, certains modèles – régimes végétarien, végétalien notamment – permettent de réduire la pression environnementale, toutefois, leur impact varie selon les pays et leur adoption peut s’avérer complexe, en raison de contraintes culturelles, nutritionnelles ou socio-économiques. D’autres régimes – alimentation méditerranéenne, nordique ou encore le régime DASH – se distinguent par leur plus grande flexibilité et d’adaptabilité aux spécificités locales. Ainsi, plutôt qu’un régime de référence mondial, les auteurs préconisent que chaque pays élabore des recommandations et politiques alimentaires adaptées à son contexte local pour améliorer la durabilité de l’alimentation.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40111708/
Asthme : la consommation régulière de fruits et légumes associée à une réduction du risque de symptômes respiratoires
Asthme : la consommation régulière de fruits et légumes associée à une réduction du risque de symptômes respiratoires

Une étude transversale a exploré l’association entre la consommation de fruits et légumes et les symptômes de l’asthme chez 7667 enfants et adolescents iraniens. A l’aide de questionnaires validés, les chercheurs ont recueilli les données alimentaires et cliniques, notamment les épisodes de soufflement au cours des 12 derniers mois des participants. Après ajustement pour divers facteurs de confusion les résultats montrent que la consommation régulière de fruits et de légumes est associée à des réductions respectives de 37% et 38% du risque de sifflement. De manière générale, la consommation régulière de fruits et légumes est associée à une réduction de 50% du risque de sifflement. Ces données suggèrent un effet protecteur des fruits et légumes contre les symptômes respiratoires de l’asthme chez les jeunes.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40176183/
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