Avis d’expert – Alimentation et économie : 2 questions à Sabrina Teyssier
Sabrina Teyssier est Directrice de recherche à INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, Alimentation et l’Environnement), rattachée au Laboratoire d’Économie Appliquée de Grenoble où elle anime l’axe consommation. Elle est spécialisée en économie comportementale et expérimentale. Ses travaux portent notamment sur l’étude des choix et des achats alimentaires durables dans des contextes individuels et collectifs.
Au sens économique, un bien privé est un produit ou un service dont l’utilisation est limitée à ceux qui le paient. Sa consommation par une personne empêche ou réduit celle des autres. En ce sens, l’alimentation est un bien privé : une fois consommée, elle n’est plus disponible pour les autres.
Néanmoins, l’alimentation ne se limite pas à ses effets directs sur un individu car chaque aliment se caractérise par une multitude d’attributs, parmi lesquels figurent des dimensions nutritionnelles, environnementales et sociales (Lancaster, 1966). De ce fait, les choix alimentaires d’une personne peuvent aussi affecter d’autres individus et le collectif.
Ainsi, une alimentation de mauvaise qualité nutritionnelle peut contribuer aux problèmes de santé publique comme la prévalence accrue de l’obésité et du diabète, et augmenter les dépenses de santé. De même, les méthodes de production alimentaire peuvent nuire à l’environnement (émissions de gaz à effet de serre, déforestation) et engendrer des conséquences sociales (pauvreté, précarité des travailleurs agricoles).
Ces impacts, appelés externalités ou « coûts cachés », ne se reflètent pas dans le prix des aliments, mais représentent des charges réelles pour la société, estimées dans le rapport 2024 de la FAO. Les choix alimentaires individuels entraînent, ainsi, des conséquences pour la société et le bien-être collectif. Réduire ces coûts cachés de l’alimentation est, ainsi, essentiel pour promouvoir des systèmes alimentaires durables.
Au sens économique, un bien privé est un produit ou un service dont l’utilisation est limitée à ceux qui le paient. Sa consommation par une personne empêche ou réduit celle des autres. En ce sens, l’alimentation est un bien privé : une fois consommée, elle n’est plus disponible pour les autres.
Néanmoins, l’alimentation ne se limite pas à ses effets directs sur un individu car chaque aliment se caractérise par une multitude d’attributs, parmi lesquels figurent des dimensions nutritionnelles, environnementales et sociales (Lancaster, 1966). De ce fait, les choix alimentaires d’une personne peuvent aussi affecter d’autres individus et le collectif.
Ainsi, une alimentation de mauvaise qualité nutritionnelle peut contribuer aux problèmes de santé publique comme la prévalence accrue de l’obésité et du diabète, et augmenter les dépenses de santé. De même, les méthodes de production alimentaire peuvent nuire à l’environnement (émissions de gaz à effet de serre, déforestation) et engendrer des conséquences sociales (pauvreté, précarité des travailleurs agricoles).
Ces impacts, appelés externalités ou « coûts cachés », ne se reflètent pas dans le prix des aliments, mais représentent des charges réelles pour la société, estimées dans le rapport 2024 de la FAO. Les choix alimentaires individuels entraînent, ainsi, des conséquences pour la société et le bien-être collectif. Réduire ces coûts cachés de l’alimentation est, ainsi, essentiel pour promouvoir des systèmes alimentaires durables.
Le prix est un facteur essentiel dans les choix alimentaires des consommateurs. Les politiques économiques, comme les taxes et les subventions, sont souvent mises en place pour influencer ces choix et encourager une alimentation de meilleure qualité. Toutefois, leurs effets ne sont pas uniformes sur tous les individus. Ces leviers peuvent ainsi se montrer régressifs en pesant davantage sur les ménages les plus modestes (Allcot et al., 2019).
Cette inégalité est particulièrement visible dans le cas d’une taxe sur les produits à faible qualité nutritionnelle. Cela tient à deux raisons principales. D’une part, les ménages modestes consacrent une plus grande part de leur budget à l’alimentation, ce qui rend ces taxes proportionnellement plus coûteuses pour ces derniers. D’autre part, les foyers les plus modestes sont plus susceptibles de consommer des aliments de moins bonne qualité nutritionnelle, ce qui les expose davantage à ces mesures fiscales.
En outre, l’accès à l’information et la sensibilisation aux impacts de l’alimentation n’est pas équitablement réparti… Les ménages les mieux informés sont plus enclins à ajuster leurs comportements alimentaires. A l’inverse, les moins sensibilisés qui sont également souvent les plus modestes, supportent davantage le poids de la fiscalité sans bénéficier des mêmes opportunités de changement.
Le prix est un facteur essentiel dans les choix alimentaires des consommateurs. Les politiques économiques, comme les taxes et les subventions, sont souvent mises en place pour influencer ces choix et encourager une alimentation de meilleure qualité. Toutefois, leurs effets ne sont pas uniformes sur tous les individus. Ces leviers peuvent ainsi se montrer régressifs en pesant davantage sur les ménages les plus modestes (Allcot et al., 2019).
Cette inégalité est particulièrement visible dans le cas d’une taxe sur les produits à faible qualité nutritionnelle. Cela tient à deux raisons principales. D’une part, les ménages modestes consacrent une plus grande part de leur budget à l’alimentation, ce qui rend ces taxes proportionnellement plus coûteuses pour ces derniers. D’autre part, les foyers les plus modestes sont plus susceptibles de consommer des aliments de moins bonne qualité nutritionnelle, ce qui les expose davantage à ces mesures fiscales.
En outre, l’accès à l’information et la sensibilisation aux impacts de l’alimentation n’est pas équitablement réparti… Les ménages les mieux informés sont plus enclins à ajuster leurs comportements alimentaires. A l’inverse, les moins sensibilisés qui sont également souvent les plus modestes, supportent davantage le poids de la fiscalité sans bénéficier des mêmes opportunités de changement.