Avis d’expert – Maisons de santé : un modèle innovant au service des patients et des soignants : 2 questions à Aïcha Issa
Le Dr Aïcha ISSA est médecin généraliste, installée depuis mai 2023 à la Maison de Santé Espoirs à Asnières-sur-Seine, dont elle a été à l’initiative du montage de projet. Diplômée en 2021, elle exerce également une activité universitaire à l’Université Paris Cité depuis quatre ans. Engagée dans la promotion de l’exercice coordonné, elle est membre du conseil d’administration et secrétaire générale de la FEMASIF. Elle préside actuellement la CPTS d’Asnières-sur-Seine, un collectif de professionnels de santé œuvrant pour une meilleure coordination des soins sur le territoire. À travers ces engagements, elle contribue activement au développement de modèles de soins collaboratifs et à l’amélioration de l’accès aux soins pour les patients.
Les Maisons de Santé sont des structures qui regroupent plusieurs professionnels de santé libéraux indépendants (médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, psychologues, etc.) qui élaborent un projet de soins commun et personnalisé. Chaque maison de santé est unique et répond aux besoins spécifiques des habitants du territoire. Elles fonctionnent autour d’un projet de santé, rédigé par les professionnels qui y exercent. Ce projet, validé par l’Agence Régionale de Santé (ARS), définit les priorités médicales et les axes de prise en charge en fonction des besoins locaux et des expertises disponibles. Par exemple, une maison de santé regroupant des pédiatres, des gynécologues, des médecins généralistes et une sage-femme aura une activité naturellement tournée vers la santé de la femme et de l’enfant.
Contrairement aux hôpitaux, les maisons de santé se concentrent sur la médecine de proximité. Ces établissements ont notamment été créés pour répondre aux évolutions des besoins en soins de premier recours (médecine générale mais aussi soins paramédicaux), notamment dans les zones sous-dotées en professionnels de santé.
Les maisons de santé reposent sur l’exercice coordonné de plusieurs professionnels et visent à améliorer la prise en charge et le parcours de soin de chaque patient par une approche pluridisciplinaire.
Le développement des maisons de santé s’inscrit dans une volonté d’adapter la médecine libérale aux enjeux actuels de santé publique. L’objectif exprimé par les instances de santé publique est d’atteindre 4000 maisons de santé d’ici 2027, le territoire en comptant actuellement un peu plus de 2000 (Ministère du Travail, de la Santé des Solidarités et des Familles, 2023).
Les Maisons de Santé sont des structures qui regroupent plusieurs professionnels de santé libéraux indépendants (médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, psychologues, etc.) qui élaborent un projet de soins commun et personnalisé. Chaque maison de santé est unique et répond aux besoins spécifiques des habitants du territoire. Elles fonctionnent autour d’un projet de santé, rédigé par les professionnels qui y exercent. Ce projet, validé par l’Agence Régionale de Santé (ARS), définit les priorités médicales et les axes de prise en charge en fonction des besoins locaux et des expertises disponibles. Par exemple, une maison de santé regroupant des pédiatres, des gynécologues, des médecins généralistes et une sage-femme aura une activité naturellement tournée vers la santé de la femme et de l’enfant.
Contrairement aux hôpitaux, les maisons de santé se concentrent sur la médecine de proximité. Ces établissements ont notamment été créés pour répondre aux évolutions des besoins en soins de premier recours (médecine générale mais aussi soins paramédicaux), notamment dans les zones sous-dotées en professionnels de santé.
Les maisons de santé reposent sur l’exercice coordonné de plusieurs professionnels et visent à améliorer la prise en charge et le parcours de soin de chaque patient par une approche pluridisciplinaire.
Le développement des maisons de santé s’inscrit dans une volonté d’adapter la médecine libérale aux enjeux actuels de santé publique. L’objectif exprimé par les instances de santé publique est d’atteindre 4000 maisons de santé d’ici 2027, le territoire en comptant actuellement un peu plus de 2000 (Ministère du Travail, de la Santé des Solidarités et des Familles, 2023).
Afin de favoriser l’adhésion aux parcours de soins, l’expérience du patient occupe une place centrale. À la Maison de Santé Espoirs d’Asnières, tout est pensé pour offrir un cadre accueillant et rassurant dès l’entrée. L’aménagement chaleureux de la salle d’attente, associé à un premier temps d’échange avec les assistantes médicales, permet d’instaurer un climat de confiance et de sérénité avant la consultation. Cette étape préliminaire, loin d’être anodine, contribue à l’engagement des patients dans leur suivi médical et participe pleinement à la dynamique du parcours de soins.
Le dispositif des Maisons de Santé repose sur une prise en charge coordonnée, qui se distingue par son efficacité et sa capacité à favoriser une meilleure réceptivité des patients, notamment en matière de prévention. Plutôt que des actions ponctuelles, ce modèle privilégie une approche globale et durable, assurant un accompagnement adapté aux besoins de chacun.
Ainsi, dans le cadre du dépistage précoce de l’obésité, la Maison de Santé d’Asnières mobilise une équipe pluridisciplinaire réunissant diététiciennes, kinésithérapeutes, médecins généralistes et psychologues. Ainsi, un enfant en surpoids vu en consultation serait inclus par son médecin traitant dans ce protocole. Ensemble, ces professionnels conçoivent des ateliers en petits groupes, où l’on apprend à composer une assiette équilibrée ou à retrouver le plaisir de l’activité physique. D’autres initiatives, telles que des sessions dédiées au diabète et à la gestion du jeûne pendant le ramadan, illustrent également cette approche concertée. Ces protocoles, difficiles à mettre en œuvre dans le cadre de consultations classiques, deviennent possibles grâce à la synergie des compétences et au suivi régulier des patients sur plusieurs mois.
Dans un territoire où la littératie en santé demeure limitée, cette mutualisation des efforts renforce l’efficacité des soins et rompt l’isolement des professionnels de santé. Par ailleurs, ce fonctionnement collaboratif ouvre la voie à des initiatives spécifiques, comme la création d’enveloppes budgétaires visant à faciliter l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.
Un modèle prometteur et engageant aussi bien pour les professionnels de santé que pour les patients, dans une période où l’accès au soin reste difficile.
Afin de favoriser l’adhésion aux parcours de soins, l’expérience du patient occupe une place centrale. À la Maison de Santé Espoirs d’Asnières, tout est pensé pour offrir un cadre accueillant et rassurant dès l’entrée. L’aménagement chaleureux de la salle d’attente, associé à un premier temps d’échange avec les assistantes médicales, permet d’instaurer un climat de confiance et de sérénité avant la consultation. Cette étape préliminaire, loin d’être anodine, contribue à l’engagement des patients dans leur suivi médical et participe pleinement à la dynamique du parcours de soins.
Le dispositif des Maisons de Santé repose sur une prise en charge coordonnée, qui se distingue par son efficacité et sa capacité à favoriser une meilleure réceptivité des patients, notamment en matière de prévention. Plutôt que des actions ponctuelles, ce modèle privilégie une approche globale et durable, assurant un accompagnement adapté aux besoins de chacun.
Ainsi, dans le cadre du dépistage précoce de l’obésité, la Maison de Santé d’Asnières mobilise une équipe pluridisciplinaire réunissant diététiciennes, kinésithérapeutes, médecins généralistes et psychologues. Ainsi, un enfant en surpoids vu en consultation serait inclus par son médecin traitant dans ce protocole. Ensemble, ces professionnels conçoivent des ateliers en petits groupes, où l’on apprend à composer une assiette équilibrée ou à retrouver le plaisir de l’activité physique. D’autres initiatives, telles que des sessions dédiées au diabète et à la gestion du jeûne pendant le ramadan, illustrent également cette approche concertée. Ces protocoles, difficiles à mettre en œuvre dans le cadre de consultations classiques, deviennent possibles grâce à la synergie des compétences et au suivi régulier des patients sur plusieurs mois.
Dans un territoire où la littératie en santé demeure limitée, cette mutualisation des efforts renforce l’efficacité des soins et rompt l’isolement des professionnels de santé. Par ailleurs, ce fonctionnement collaboratif ouvre la voie à des initiatives spécifiques, comme la création d’enveloppes budgétaires visant à faciliter l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.
Un modèle prometteur et engageant aussi bien pour les professionnels de santé que pour les patients, dans une période où l’accès au soin reste difficile.