En bref
Découvrez cinq articles scientifiques récents issus de notre veille sur l’alimentation, la santé et la durabilité.
Une étude récente a examiné les relations entre la consommation quotidienne de fruits et légumes et la fragilité en population générale. Les données de l’enquête nationale américaine sur la santé et la nutrition (2005-2020) ont été recueillies. Deux rappels alimentaires intermittents de 24 heures ont été utilisés pour évaluer la consommation de fruits et légumes. La fragilité a été évaluée à l’aide d’un indice dédié. Les résultats montrent qu’une consommation quotidienne accrue d’agrumes, de melons et de baies, de légumes verts, ainsi qu’une consommation plus faible de jus de fruits ont été associées à un risque réduit de fragilité chez les adultes âgés de 18 ans et plus. Une analyse plus poussée a montré que la consommation quotidienne de melons et de baies, de jus de fruits, de tomates et de produits à base de tomates était associée à une moindre fragilité chez les adultes de moins de 60 ans et les femmes. La consommation des légumes verts était associée à une fragilité moins importante chez les 40 à 60 ans et les personnes de plus de 60 ans, quel que soit le sexe.
Une étude a évalué l’impact de l’ordre dans lequel les aliments sont consommés lors d’un repas sur le contrôle de la glycémie chez les femmes atteintes de diabète gestationnel. Sur un suivi de 4 semaines, 25 participantes ont suivi dans un premier temps un régime normal puis un régime par séquence, au cours duquel les légumes étaient consommés avant les protéines et les glucides. L’adhésion au régime a été évaluée via une application mobile. La glycémie et l’insuline ont été mesurées avant le repas, puis 60 et 120 minutes. Les résultats montrent une réduction significative de la glycémie postprandiale de 5,87 % à 60 minutes et 6,06 % à 120 minutes, ainsi qu’une baisse des niveaux d’insuline de 8,13 % à 60 minutes et 11,10 % à 120 minutes avec cette séquence alimentaire. Ces observations suggèrent une amélioration du contrôle glycémique et de la sensibilité à l’insuline, offrant une approche simple et efficace pour gérer le diabète gestationnel.
Une étude américaine a examiné l’impact de l’implémentation de bars à salades dans les écoles sur la qualité de l’alimentation et l’apport énergétique des élèves. La qualité de l’alimentation et l’apport énergétique de 5674 plateaux ont été évalués avant et après l’installation du bar à salades. Les résultats montrent que élèves des écoles bénéficiant du dispositif ont significativement amélioré la qualité de leur alimentation par rapport aux écoles témoins. L’apport énergétique total a également augmenté de manière significative dans les écoles test, ce dernier provenant principalement des fruits et légumes. Ces conclusions suggèrent que les bars à salades contribuent à une meilleure qualité de l’alimentation en milieu scolaire, constituant une approche efficace pour optimiser la nutrition des enfants et diminuer les risques de maladies chroniques.
Une étude récente a examiné l’impact des risques alimentaires sur la charge mondiale liées aux AVC ischémiques . A l’aide des données de la Global Burden of Disease Study 2021, les paramètres suivants ont été évalués pour la période 1990 – 2021 : taux de mortalité normalisé selon l’âge, taux d’années de vie corrigées de l’incapacité, et la distribution par âge, sexe et région de la variation annuelle de la charge de l’AVC. Les résultats montrent une amélioration au fil du temps concernant les taux de mortalité et les années de vie ajustées sur l’incapacité liés aux AVC attribués à des facteurs alimentaires. Cette réduction est plus marquée chez les femmes. Un régime riche en sodium et pauvre en fruits figure parmi les principaux facteurs de risques imputables à la charge d’AVC. Les régions les plus touchées par ces facteurs sont l’Europe centrale et la Macédoine du Nord, avec une charge particulièrement élevée en Asie de l’Est. À l’inverse, les régions à indice socio-démographique élevé ont enregistré la plus forte diminution de la charge depuis 1990.
Une étude a testé un programme alimentaire en ligne sur 8 semaines – le #800gChallenge® – conçu pour promouvoir la consommation de fruits et légumes chez les adultes en bonne santé. 23 participants ont été répartis dans un groupe d’intervention et un groupe témoin. Au cours des semaines 1 à 4, les participants ont utilisé l’application pour déclarer leur apport quotidien de fruits et légumes et la variété consommée. Ils étaient également accompagnés via des documents pédagogiques et des réunions hebdomadaires en ligne. Les semaines 5 à 8 se sont quant à elles déroulées en autonomie, les participants rapportant leurs progrès dans l’application. La qualité de l’alimentation a été évaluée à l’aide de l’indice d’alimentation saine au début de l’intervention, après 4 semaines et après 8 semaines. Bien qu’aucune différence significative de scores n’ait été trouvée entre les groupes, le groupe d’intervention a montré des améliorations sur la qualité de son alimentation et la consommation de fruits et légumes. Ces résultats le besoin d’approfondir les recherches sur les modalités les plus efficaces d’interventions de santé en ligne concernant les habitudes alimentaires.