En bref
Une étude récente a examiné les difficultés perçues par les personnels de garde d’enfants à domicile (Nebraska) à suivre les recommandations fédérales concernant la distribution de légumes aux enfants. Ce travail montre que le manque de temps pour préparer les aliments et les préférences gustatives des enfants augmentent la difficulté perçue à servir des légumes, tandis que la participation au programme réduit cette difficulté. Les entretiens qualitatifs soulignent que la crainte du gaspillage alimentaire, dû aux préférences des enfants, décourage les professionnels de servir des légumes. En conclusions de ce travail, les auteurs recommandent la mise en place de formations spécifiques pour aider les professionnels à préparer des recettes rapides et attrayantes, conformes aux recommandations du programme. Plus largement ils appellent au développement de stratégies pour encourager la consommation de légumes chez les enfants.
Une étude exploratoire a développé et évalué l’impact de kits de préparation de repas sur les compétences culinaires, le gaspillage alimentaire et la sécurité alimentaire d’étudiants de l’université de Davis (Californie). Les kits élaborés contenaient des ingrédients pré-dosés permettant de préparer 3 recettes inspirées de différentes cultures . L’étude a impliqué 75 étudiants, répartis en deux groupes : l’un utilisant les kits (test) et l’autre recevant des recettes numériques (témoin). Au cours des trois semaines d’intervention, les deux groupes ont connu une amélioration de leur sécurité alimentaire : + 13% dans le groupe test ; + 75% dans le groupe témoin. Les participants du groupe test ont également amélioré leurs compétences culinaires et ont réduit leur gaspillage alimentaire, tout en exprimant un haut degré de satisfaction quant à la simplicité des recettes et à la clarté des instructions. Ce travail suggère que des interventions alimentaires culturellement pertinentes peuvent soutenir les étudiants dans la gestion de leur alimentation.
Une étude a examiné les connaissances d’adultes américains sur les sources de 10 nutriments spécifiques , répartis dans 6 groupes alimentaires, ainsi que les facteurs prédictifs influençant ces connaissances. Au total, 930 adultes âgés en moyenne de 45 ans, ont été interrogés. Les céréales complètes étaient le groupe alimentaire le mieux identifié, avec un score moyen de 6,26 sur 10, tandis que les légumes obtenaient le score le plus bas, avec une note de 4,89. Parmi les nutriments, les participants connaissaient mieux les sources de graisses, alors que celles de folates étaient les moins connues. L’analyse a également révélé des disparités selon des facteurs démographiques : les personnes âgées, les femmes et celles ayant un niveau d’éducation plus élevé avaient de meilleures connaissances nutritionnelles. Ces résultats soulignent l’importance de renforcer l’éducation nutritionnelle, notamment pour améliorer la reconnaissance des nutriments essentiels comme les folates, qui jouent un rôle clé dans la santé.
Une étude transversale a évalué l’association entre les habitudes alimentaires et le vieillissement prématuré chez des adultes survivants d’un cancer pédiatrique. Au total, 2 904 adultes âgés de 31 ans en moyenne et issus de la cohorte du Childhood Cancer Survivor Study ont été inclus. Leurs habitudes alimentaires ont été analysées à partir de questionnaires de fréquence alimentaire, permettant d’identifier 4 profils alimentaires : ceux ayant une alimentation largement végétale – riche en céréales complètes, fruits et légumes, l’alimentation « fast-food » – riche en viandes transformées, produits laitiers gras et sucreries, l’alimentation « occidentale moderne » – riche en viandes rouges, pâtes/riz, frites et snacks et l’alimentation à base de produits d’origine animale – riche en diverses viandes. Les résultats indiquent que les participants ayant une alimentation « fast-food », « occidentale moderne » ou à base de produits animaux présentaient un risque accru de vieillissement prématuré. A l’inverse, les ceux ayant une alimentation largement végétale avaient un risque réduit de 50%. Ces conclusions suggèrent qu’une alimentation largement d’origine végétale pourrait favoriser un vieillissement en meilleure santé, en particulier pour les survivants d’un cancer.
Une revue systématique et méta-analyse a examiné l’association entre la consommation de fruits et légumes et la mortalité toutes causes confondues chez les individus atteints de diabète de type 2. Ce travail inclut 9 études de cohortes prospectives, portant sur 75 082 participants diabétiques et recensant 7 590 décès. Les résultats montrent qu’une consommation plus élevée de fruits (100 g/jour) est associée à une réduction de 10 % du risque de mortalité toutes causes confondues, tandis qu’une consommation plus élevée de légumes (100 g/jour) est liée à une réduction de 6 %. Ces conclusions soulignent l’importance d’une alimentation riche en fruits et légumes pour améliorer la longévité chez les personnes atteintes de diabète de type 2.