En bref
Suivez l’actualité scientifique sur l’alimentation, la santé, la durabilité et les fruits et légumes avec la veille Aprifel de février 2026.
Le programme « Yes to Veg » visait à améliorer la fréquence et la diversité de consommation de légumes chez des enfants issus de zones défavorisées en Ecosse.
Durant 4 semaines, les crèches du groupe intervention ont reçu une livraison hebdomadaire de légumes frais à inclure dans les activités proposées aux enfants. L’exposition des enfants aux légumes, leur fréquence et variété de consommation ont été recueillies via des questionnaires. L’attitude des enfants a été recueillie via des entretiens (parents et le personnel de crèche) et les observations des chercheurs. A l’issue de l’intervention, la variété était plus élevée dans le groupe intervention (5 à 9 légumes différents contre 1 à 4 chez les témoins). Les parents ont également indiqué que les enfants du groupe d’intervention parlaient davantage de légumes à la maison (91% contre 65%) et qu’ils étaient prêts à essayer les légumes à la maison (41% contre 34%). Cependant, la consommation des légumes est restée similaire entre les deux groupes.
Bien que les causes de la sclérose en plaques ne soient pas encore pleinement élucidées, des travaux pointent le rôle protecteur des régimes alimentaires riches en nutriments, comme le régime méditerranéen. Afin d’approfondir les mécanismes sous-jacents, une étude cas-témoin a examiné l’association entre l’apport alimentaire en flavonoïdes et le risque de premier diagnostic clinique de démyélinisation du système nerveux central, un signe précurseur courant de la maladie. Ce travail basé sur les données de l’Ausimmune Study montre qu’une consommation totale plus importante de flavones et flavonols d’origine alimentaire est associée à une réduction du risque de démyélinisation du système nerveux central. Ces composés pourraient, ainsi, contribuer au rôle protecteur du régime méditerranéen dans le risque de sclérose en plaques.
Les interactions avec la nature – temps passé en plein air, plantes dans l’environnement domestique etc – sont associées à des effets positifs sur la santé mentale. Une étude menée auprès de 300 adultes a exploré le lien entre nature et habitudes alimentaires. Ce travail observe des relations positives entre les interactions avec la nature, la qualité de l’alimentation et la durabilité des régimes alimentaires. Ces résultats suggèrent que la nature pourrait affecter l’alimentation de quatre manières : 1/ Détente mentale : les interactions avec la nature réduirait le stress, favorisant des habitudes plus saines; 2/ Recherche de santé : le désir d’être en bonne santé inciterait à se rapprocher de la nature et à faire de meilleurs choix alimentaires ; 3/ Connexion à la nature : un lien profond avec la nature stimulerait la consommation de fruits et légumes ; 4/ Conscience du système alimentaire : la compréhension des impacts environnementaux encouragerait des choix plus sains. Ce travail invite à intégrer les relations à la nature dans les interventions visant à faire évoluer les habitudes alimentaires vers plus de santé et de durabilité.
Une étude néerlandaise a comparé l’effet de trois stratégies d’exposition à des légumes peu familiers (carotte violette, betterave jaune, radis bleu et rutabaga) chez 62 enfants (4–6 ans) : exposition simple, exposition associée à un renforcement positif (les enfants acceptant de gouter recevant une carte illustrée) et l’exposition avec renforcement négatif (le fait de goûter empêche la perte de la récompense). L’acceptabilité et l’appréciation de ces légumes ont été mesurés avant et après 8 jours d’intervention. Les résultats montrent que l’exposition associée à un renforcement positif est la stratégie augmentant le plus la consommation et l’appréciation des légumes peu connus. Le renforcement négatif améliore aussi la consommation, mais dans une moindre mesure.
Une étude australienne a évalué l’efficacité du programme TEAM, une intervention en ligne de 8 semaines ciblant les adolescents (13-17 ans) en surpoids ou obèses et leur famille. Il inclue des ressources éducatives variées sur l’alimentation et l’activité physique, une boite à outils et une séance hebdomadaire de coaching en ligne. Son objectif est de donner aux adolescents et à leurs proches les moyens de faire des choix éclairés et d’améliorer la confiance en soi et le bien-être. A l’issue du programme, cette étude identifie chez les 313 adolescents suivis une diminution de l’IMC, une augmentation des consommations de fruits, de légumes et d’eau, une réduction de de la consommation de confiseries et aliments à emporter, une augmentation de l’activité physique et une réduction de la sédentarité.