En pratique : 5 conseils pour améliorer la durabilité de son assiette
Si l’influence de l’alimentation sur notre santé est connue de longue date, son impact sur l’environnement est un sujet de mieux en mieux documenté. Un nombre croissant de pays commencent ainsi à intégrer des objectifs environnementaux dans leurs recommandations nationales de consommations alimentaires. Les aliments que nous choisissions et leur proportion dans notre alimentation, la manière dont nous organisons nos achats, mais également notre manière de cuisiner peuvent nous permettre de limiter nos impacts sur la planète et d’améliorer la durabilité de notre assiette. Découvrez les 5 conseils de notre diététicienne pour limiter l’impact environnemental de notre alimentation tout en faisant des économies.

Les aliments d’origine animale ont globalement un impact environnemental plus important que les aliments d’origine végétale (Scarborough et al., 2023). L’un des leviers clés pour améliorer la durabilité de son assiette est, ainsi, de revoir la répartition entre aliments d’origine animale et végétale. Diminuer la taille des portions de viande ; remplacer tout ou partie de la viande rouge par de la viande blanche, du poisson ou des œufs, ou encore la compléter par l’ajout d’aliments apportant des protéines végétales (légumineuses ou graines oléagineuses) permet de réduire l’impact de votre assiette. C’est l’occasion de revisiter vos recettes préférées et de découvrir de nouvelles saveurs : hachis parmentier saumon-haricots blancs, ou bœuf-lentilles, un sandwich poulet-houmous, un flan brocolis-amandes… Vous pouvez également vous inspirer des recettes végétariennes et des cuisines du monde pour trouver l’inspiration.
Près de 4,3 millions de tonnes de denrées comestibles seraient jetés chaque année en France tout au long de la chaine alimentaire (Ademe, 2024). Ces aliments produits mais non consommés représentent un usage de ressources et d’émissions de gaz à effet de serre inutiles. Réduire les pertes et le gaspillage alimentaire est ainsi, un levier clé pour aller vers une alimentation plus durable. Pour les minimiser, l’objectif est d’acheter et de consommer juste ce dont vous avez besoin. Pour calibrer au plus juste vos achats, efforcez-vous d’anticiper vos menus de la semaine. Combien de repas prendrez-vous à la maison ? Combien de personnes seront à table ? Qu’avez-vous en stock au réfrigérateur ou dans vos placards. Vous pourrez ensuite faire une liste des aliments dont vous avez besoin pour acheter juste la quantité nécessaire pour les prochains jours.
Les restes de repas permettent de gagner du temps en cuisine, et de faire des économies tout en limitant le gaspillage. Pour varier les plaisirs et éviter la lassitude, vous pouvez intégrer les aliments qui vous restent dans un nouveau plat : gratin au thon et à la tomate, quiche aux épinards, pâtes aux courgettes ou encore pancakes salés, à déguster avec une salade. C’est un bon moyen de manger un plat complet rapidement. De même, au restaurant, les portions sont souvent copieuses. Si vous ne finissez pas votre plat, demander un doggy bag pour emporter vos restes vous permet d’avoir un repas d’avance.
La cuisson demande par définition une consommation d’énergie. Pour réduire l’impact de cette étape, vous pouvez opter pour des modes de cuisson économes : cuisson au micro-ondes ou à la vapeur, cuissons rapides à la poêle, et bien sûr consommation crue pour les fruits et légumes par exemple. Pour les cuissons à l’eau, adapter la taille des contenants à la quantité à faire cuire, limiter le volume d’eau à faire chauffer et couvrir vos casseroles permettent de réduire les consommations d’énergie. La cuisson au four fait partie des plus consommatrices d’énergie, vous pouvez optimiser vos préparations en faisant par exemple cuire ensemble deux plats au four ou enchainer les cuissons (Reynolds, 2020).
Le dernier kilomètre entre le point de vente et le domicile du consommateur représente une part importante de l’empreinte carbone liée au transport des aliments (Weber & Matthews, 2008). Ainsi, l’idéal pour limiter son impact est d’essayer de regrouper vos achats au même endroit – marché, épicerie, magasin de producteurs … – plutôt que de vous déplacer à plusieurs endroits. Essayez également de privilégier les mobilités douces – à pied, en vélo, … – ou les transports en commun pour faire vos achats alimentaires, cela réduira les émissions de gaz à effet de serre liées à vos déplacements.