Vers une approche intégrée de la prévention du cancer : le rôle potentiel des fruits et légumes

En bref

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Endométriose : l’alimentation, une voie prometteuse pour améliorer la prise en charge ?
Endométriose : l’alimentation, une voie prometteuse pour améliorer la prise en charge ?

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique touchant près de 10 % des femmes en âge de procréer. Si les causes exactes de cette pathologie restent incertaines, un nombre croissant de travaux suggère que l’alimentation peut influencer son développement et la gravité des symptômes. Une récente revue de la littérature montre ainsi que les régimes riches en fruits et légumes sont associés à une réduction des symptômes douloureux et à une amélioration de la qualité de vie. Ces effets seraient en partie liés à la présence de composés à effet anti-inflammatoire, tels que les vitamines C et D, le zinc ou encore la curcumine, qui agiraient en modulant le stress oxydatif, l’inflammation, l’angiogenèse et la prolifération cellulaire. Ces connaissances ouvrent la voie à de nouvelles modalités de prise en charge. Cependant, compte tenu de l’hétérogénéité méthodologique des études, les auteurs soulignent la nécessité de réaliser des essais contrôlés randomisés.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41754163/
Alimentation durable : des politiques transverses associant information, leviers économiques, structurel et culturels sont nécessaires pour améliorer l’adhésion des populations
Alimentation durable : des politiques transverses associant information, leviers économiques, structurel et culturels sont nécessaires pour améliorer l’adhésion des populations

Le régime de santé planétaire est l’un des modèles alimentaires emblématiques, proposé afin de minimiser les impacts sanitaires et environnementaux de notre alimentation. Une étude transversale menée en France a évalué les connaissances, attitudes et comportements (KAB) vis-à-vis de ce régime auprès de 1388 personnes. Bien que la question de la durabilité de l’alimentation soit de plus en plus discutée, seule une très faible part des participants (3 %) présentaient un niveau adéquat de connaissances, attitudes et comportements. Des écarts particulièrement notables émergent entre les connaissances de ce modèle (présentes chez 61 % de l’échantillon) et les attitudes (3,5 %) et comportements (0,2 %) des interrogés. Le fait d’être une femme et d’avoir un régime alimentaire omnivore était plus fortement associé à des scores KAB faibles. Considérant le résultat de ce travail, les auteurs appellent à conjuguer information, leviers économiques, structurels et culturels pour favoriser l’adoption de régimes alimentaires plus durables en France.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41761320/
Une alimentation riche en anti-oxydants est associée à un microbiote plus diversifié, et à une meilleure fonction cognitive
Une alimentation riche en anti-oxydants est associée à un microbiote plus diversifié, et à une meilleure fonction cognitive

Parmi les bénéfices associés à des habitudes alimentaires saines, la littérature montre notamment des liens avec un microbiote plus diversifié ainsi qu’une meilleure fonction cognitive. Une étude italienne a examiné l’influence de la richesse de l’alimentation en antioxydants sur ces deux paramètres de santé simultanément. Ce travail réalisé auprès d’un échantillon de 246 sujets de plus de 65 ans sans démence (étude transversale de l’étude NutBrain) montre que les personnes ayant une alimentation riche en antioxydants présentent une plus grande diversité du microbiote intestinal. Ils présentent également un volume cérébral plus important et une meilleure fonction cognitive. Ces associations étaient plus fortes chez les participants avec un profil de mode de vie favorable (activité physique régulière, non-fumeurs).

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41666842/
Sans accompagnement dédié, augmenter l’accès aux fruits et légumes ne suffit pas à accroitre les consommations.
Sans accompagnement dédié, augmenter l’accès aux fruits et légumes ne suffit pas à accroitre les consommations.

Un essai randomisé réalisé à Baton Rouge (Louisiane) a évalué l’impact de la distribution gratuite de fruits et légumes sur les consommations de 46 foyers. La moitié ont reçu les fruits et légumes seuls, l’autre moitié a bénéficié d’un accompagnement afin de les aider à inclure les fruits et légumes dans leur alimentation et à réduire le gaspillage. La distribution de fruits et légumes sans accompagnement (groupe contrôle) n’a pas permis d’augmenter la consommation et a entraîné une hausse du gaspillage, malgré une baisse de l’apport calorique total. Au contraire, les foyers ayant reçu un accompagnement ont augmenté leur consommation de fruits et légumes (+0,85 portion/jour) et leur stock de fruits et légumes congelés, sans toutefois réduire significativement le gaspillage. Ce travail souligne la complémentarité entre amélioration de l’accessibilité aux fruits et légumes et de la littératie alimentaire.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41687785/
Les perceptions parentales déterminent la taille des portions de légumes servies aux enfants… et donc leur consommation
Les perceptions parentales déterminent la taille des portions de légumes servies aux enfants… et donc leur consommation

Chez les enfants, la taille des portions servies est un déterminant de la consommation alimentaire. Une étude britannique a ainsi cherché à comprendre comment les parents déterminent la taille des portions qu’ils servent. 407 parents d’enfants âgés de 4 à 8 ans ont été invités à sélectionner des portions d’aliments parmi neuf combinaisons de repas et à estimer la quantité de nourriture que leur enfant laisserait. Les parents ont eu tendance à choisir des portions de légumes réduites lorsqu’ils pensaient que leur enfant n’aimait pas les légumes ou en laisserait. A l’inverse, lorsque l’objectif du parent était de proposer une alimentation saine, les portions servies étaient plus grandes. Enfin, la composition des repas déterminait davantage l’anticipation des restes que la taille des portions servies, surtout lorsque les parents pensaient que d’autres aliments du repas seraient perçus comme plus attractifs que les légumes.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41581606/
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