Une alimentation saine et durable peut-elle être accessible à tous ?

En bref

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Cancer du sein postménopause : remplacer les fruits et légumes conventionnels par des produits biologiques réduirait le risque de 10% selon l’étude Nutri-Net Santé.
Cancer du sein postménopause : remplacer les fruits et légumes conventionnels par des produits biologiques réduirait le risque de 10% selon l’étude Nutri-Net Santé.

Une consommation régulière de fruits et légumes est associée à une diminution du risque de certains cancers. Cependant, les données concernant l’effet spécifique des fruits et légumes biologiques restent incohérentes. Une étude récente, menée sur la cohorte NutriNet-Santé, a examiné l’impact de la substitution de fruits et légumes conventionnels par des produits biologiques et le risque de cancer. Les résultats indiquent qu’une substitution de 100g par jour est associée à une réduction de 10 % du risque de cancer du sein postménopause. Au contraire, aucune association claire n’est observée pour le risque de cancer global. Cette étude souligne donc la nécessité de poursuivre les recherches afin de mieux caractériser l’effet potentiel des aliments biologiques dans la prévention du cancer.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0002916526000936?ref=pdf_download&fr=RR-2&rr=9ef2336f39243cda
Les habitudes alimentaires avant 3 ans prédictrices des habitudes futures ?
Les habitudes alimentaires avant 3 ans prédictrices des habitudes futures ?

L’alimentation dans l’enfance influence, non seulement, la croissance et le développement mais contribue également à ancrer durablement des comportements alimentaires sains. Une étude de cohorte danoise a suivi plus de 800 enfants afin d’étudier le lien entre leurs habitudes alimentaires à l’âge de 3 ans et celles observées à 10-11 ans. Les auteurs observent que les habitudes adoptées entre 7 mois et 3 ans ont tendance à se maintenir à long terme. Ainsi, une consommation plus élevée d’aliments favorables à la santé (fruits, légumes, produits laitiers, pain complet) est associée à une alimentation de meilleure qualité nutritionnelle à 10-11 ans. Au contraire, une consommation élevée de boissons sucrées, snacks ou plats préparés est associée à une moins bonne qualité de l’alimentation chez l’enfant plus âgé. Agir dès le plus jeune âge pour instaurer des habitudes alimentaires saines constitue ainsi un levier de santé à long terme.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12971947/
Régime méditerranéen : une analyse du cycle de vie montre un impact environnemental plus faible
Régime méditerranéen : une analyse du cycle de vie montre un impact environnemental plus faible

Une étude récente a comparé l’impact environnemental du régime méditerranéen à celui du régime occidental à partir d’une analyse du cycle de vie. Cette méthode a été appliquée à deux menus représentatifs de chaque régime en ne considérant que la phase de production des aliments – la principale source d’impact. Le régime « occidental » présentait un impact plus élevé pour 12 des 15 indicateurs environnementaux utilisés. En particulier, l’impact sur le changement climatique a été estimé à 2,19 kg CO2eq pour le régime méditerranéen contre 3,53 kg CO2eq pour le régime « occidental ». Cette différence peut s’expliquer par une plus forte proportion d‘aliments d’origine végétale et une moindre consommation de produits animaux dans le régime méditerranéen. Toutefois, en lien avec les pratiques agricoles liées aux végétaux, les indicateurs de consommation d’eau et de toxicité humaine cancérogène étaient plus élevés pour le régime méditérannéen. Les auteurs soulignent ainsi la nécessité de considérer les modes de production au-delà de la seule composition des régimes.

https://www.mdpi.com/2071-1050/18/5/2356
Grossesse : une alimentation riche en fruits et légumes limiterait le risque de dépression prénatale
Grossesse : une alimentation riche en fruits et légumes limiterait le risque de dépression prénatale

La grossesse représente une période de risque accru pour les troubles de la santé mentale chez les mères. Une étude récente s’est ainsi intéressée à la dépression prénatale chez des femmes enceintes, dans leur troisième trimestre. La cohorte était composée de femmes hispaniques, en situation de précarité et vivant en Californie. Cette population est particulièrement exposée aux troubles dépressifs. Les consommations alimentaires ont été recueillies afin d’évaluer leur degré d’adhérence à un régime peu équilibré et à un régime sain. En particulier, ce dernier était caractérisé par une forte consommation de fruits, légumes et huiles végétales. Les participantes adhérant le plus au régime sain présentaient un risque de dépression prénatale réduit de 59 % comparé à celles y adhérant le moins. Les auteurs soulignent donc le besoin d’un accès à une alimentation équilibrée et de conseils nutritionnels jusqu’à la fin de la grossesse.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0899900726000195?via%3Dihub
Sous-consommation de fruits et légumes au Royaume-Uni : de multiples facteurs en jeu, le niveau d’éducation déterminant le plus influent
Sous-consommation de fruits et légumes au Royaume-Uni : de multiples facteurs en jeu, le niveau d’éducation déterminant le plus influent

Une étude de cohorte menée au Royaume-Uni examine les inégalités liées à la consommation de fruits et légumes. Les auteurs ont adopté une approche intersectionnelle combinant niveau d’éducation, sexe, âge et origine ethnique. Près de 63% % de la population n’atteignait pas les recommandations de consommation. En particulier, les hommes, les individus plus jeunes, avec un faible niveau d’éducation ou issus de minorité ethnique, présentent un risque accru de consommation insuffisante. Le niveau d’éducation apparait comme le déterminant le plus influent. Cependant, l’étude ne met pas en évidence d’effet synergique fort entre ces facteurs. Leurs influences s’additionnent sans se renforcer mutuellement. L’ensemble de ces résultats souligne la nécessité de politiques spécifiques visant à améliorer l’accès aux fruits et légumes et à réduire ces inégalités.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41883218/
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