En bref
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Une étude transversale menée auprès de plus de 5000 adultes chinois confirme qu’une consommation élevée de fruits et légumes est associée à un risque réduit de syndrome métabolique. Chez les personnes présentant les consommations de fruits et légumes les plus élevées, le risque de syndrome métabolique était réduit de 18 % et 16 % respectivement, comparé aux faibles consommateurs. Les réductions du risque les plus importantes étaient observées lorsque cette consommation élevée de fruits et légumes s’accompagnait d’une faible consommation de viande. Enfin, les auteurs observent que la consommation de fruits est associée à une réduction du risque d’un plus grand nombre de composantes individuelles du syndrome métabolique que la consommation de légumes – tour de taille, triglycéridémie et, glycémie.
L’anxiété et la dépression sont particulièrement fréquentes chez les étudiants et peuvent altérer leur bien-être et leurs résultats académiques. Dans une étude péruvienne menée auprès de 405 étudiants, 57,3 % présentaient des symptômes d’anxiété et 26,4 % de dépression. Les étudiants en surpoids ou obèses présentaient plus fréquemment des symptômes d’anxiété et de dépression que ceux de poids dit « normal ». Les habitudes de vie étaient également associées à la prévalence de ces troubles. Une consommation inférieure à 5 portions de fruits et légumes par jour était associée à des symptômes de dépression 52 % plus fréquents. Au contraire, la pratique d’une activité physique plus de cinq fois par semaine était associée à des symptômes de dépression 65 % moins fréquents.
Malgré leurs nombreux atouts nutritionnels et leurs effets positifs sur la santé, les légumes restent largement sous-consommés à l’échelle mondiale, à fortiori dans les pays à faibles revenus. Face à cette situation, une étude examine le rôle potentiel de la biodiversité des légumes pour améliorer les consommations. Défini comme l’ensemble des espèces et variétés de légumes – y compris sauvages -, ce concept présente un fort potentiel d’adaptation à différents contextes climatiques, culturels et économiques. Il pourrait ainsi contribuer à augmenter la consommation de légumes. Les auteurs proposent quatre axes d’actions : préserver la biodiversité des légumes pour élargir les choix alimentaires, soutenir la recherche et sélection variétale, promouvoir la biodiversité des légumes locaux pour diversifier les régimes et, intégrer cette biodiversité dans les politiques publiques. Ils soulignent enfin l’importance de mettre en place ces actions en priorité dans les régions où coexistent malnutrition et forte biodiversité végétale.
Une revue de la littérature portant sur 15 études a examiné les liens entre compétences culinaires, alimentation et statut nutritionnel chez des adultes venant de différents pays. Aucune association entre compétences culinaires et statut nutritionnel n’a été mise en évidence. En revanche, les compétences culinaires étaient associées à de meilleurs comportements alimentaires auto-déclarés, notamment à une meilleure qualité de l’alimentation et à une consommation accrue de légumes. Les auteurs soulignent cependant un niveau de preuve faible. Cette revue souligne ainsi la nécessité de mener davantage d’essais cliniques pour mieux comprendre la relation entre compétences culinaires et statut nutritionnel.
Une étude de cohorte récente, menée auprès de plus de 121 000 participants, a évalué l’association entre les apports alimentaires en flavones (un sous-type de polyphénols) et le risque de développer un psoriasis, en tenant compte la prédisposition génétique. Les principaux contributeurs aux apports en flavones étaient les purs jus de fruits et de légumes (19,5 %), les olives (12,71 %), le céleri (8,34 %), le brocoli (7,72 %), les salades d’accompagnement (6,80 %) et le vin rouge (6,62 %). Chez les participants consommant une portion par jour d’aliments riches en flavones, le risque de survenue de psoriasis était 26 % plus faible que chez les non-consommateurs. Un apport modéré en flavones (0,6-1,5 mg/j) était également associé à une réduction de risque de psoriasis de 34 %. Cependant, les auteurs soulignent que ces associations ne permettent pas de conclure à un effet protecteur des flavones, leur consommation pouvant également refléter la qualité globale de l’alimentation.